
Le 6 et le 7 novembre s’est tenu à Bruxelles un congrès médical à l’occasion du centenaire de l’Association Médicale Israélienne organisé par la branche Belge de l’Association Médicale Israélienne World Fellowship. Ce congrès s’est clôturé au parlement Européen par l’inauguration en présence de parlementaires Européens de toutes les fractions, MEP Emil Stoyanov (EPP), MEP Dr Charles Tannock (ECR), MEP Dr Miroslav Nikolasik (EPP), MEP Hannu Takkula (ALDE), MEP Michail Tremopoulos (Greens), MEP Vasilica Dancila (S&D), du sénateur Prof Jacques Brotchi, du président de l’IMA-WF Européen, Dr Willy Lipschutz, du Vice président du B’nai B’rith Européen Dr René Trau, le président du CCOJB Dr Sosnovsky et le représentant au parlement de l’ambassade d’Israel M David Saranga, d’une exposition de posters représentant l’histoire médicale Juive, l’apport de la technologie Israélienne en médecine et l’espoir de paix que suscitent les projets humanitaires Israéliens autant en Israel, dans l’Autorité Palestinienne que dans de nombreux pays de par le monde. Cette exposition se termine le 11 novembre, jour de l’armistice.
L’association médicale Israélienne a été créée le 11 janvier 1912 à Tel-Aviv sous la dénomination Hebrew Medical Association.
Sa création était motivée par l’état précaire et catastrophique au niveau sanitaire de la région à cette époque. Pour illustrer cela il faut savoir que dans la légion Juive de l’armée Britannique qui combattait les Turcs dans la région en 14-18 60% des décès étaient dus à la malaria et non aux blessures de guerre. Le plus grand ennemi à l’époque était donc la maladie.
L’Association Médicale Israélienne World Fellowship est la branche internationale de l’Association Médicale Israélienne IMA et sert de relais entre les différentes associations médicales Juives et non-Juives avec l’IMA.
On n’entend pas souvent parler de l’IMA ni de l’IMAWF car le médecin est une personne neutre qui n’a ni genre ni couleur pour pouvoir aider au mieux le malade qui souffre. La discrétion et le secret médical garantissent les meilleurs soins. Mais dans le contexte actuel de délation et d’antisémitisme il est important de rétablir la vérité.
Les sujets du congrès étaient de trois ordres :
1 L’histoire de la médecine dans une perspective Juive et Israélienne
2 La technologie de pointe Israélienne appliquée dans les différentes spécialités médicales en Europe
3 Les projets humanitaires Israéliens
1 L’histoire de la médecine dans une perspective Juive et Israélienne
L’importance des médecins Juifs dans l’histoire de la médecine nous a fait comprendre que l’histoire des grandes découvertes médicales peut servir de leçon aux futurs chercheurs. C’est pour cela que le très érudit professeur émérite Holubar de Vienne et de Jérusalem, qui a personnellement connu et évoqué des personnalités médicales de l’avant deuxième guerre mondiale, et fait revivre des noms éponymes, a regretté que l’histoire de la médecine ne fasse pas partie du curriculum médical.
Le dr Halioua qui a évoqué l’époque Nazie nous a fait comprendre que si l’on ne connait pas l’histoire on est condamné à répéter les erreurs du passé.
2 La technologie de pointe Israélienne appliquée dans les différentes spécialités médicales en Europe
Trois instituts Israéliens de recherche comptent parmi les 10 meilleurs au monde. Israel est la seconde après les Etats Unis à compter le plus de startups au monde. Il en résulte une foison de progrès significatifs dans les applications médicales en Israel mais aussi en Europe comme en attestent les exposés du Prof Wellens cardiologue à l’UZ VUB de Jette et du Dr Van Gossum gastro-entérologue à l’hôpital universitaire Erasme de l’ULB.
Il existe des hypothèses pour expliquer ce progrès d’un pays issu de désert, de marais paludéen et de rêves mythiques. Mais la sagesse consiste à expliquer le comment sans chercher à expliquer le pourquoi.
Voici quelques exemples de collaboration entre la technologie Israélienne de pointe et les cliniciens Belges :
Le Dr André Van Gossum nous a présenté les résultats de son étude avec la pill-cam, une caméra miniature de la taille d’une pilule de la firme Israélienne Given Imaging qui a révolutionné les examens gastro-entérologiques.
Le Prof Francis Wellens nous a présenté les nouvelles valves développées par une firme Israélienne qui se posent par cathétérisme évitant ainsi les interventions à cœur ouvert.
Il nous a aussi présenté une technologie de pointe dérivée de la recherche aéronautique qui est le système CARTO qui permet de modéliser le système régulateur du rythme cardiaque en trois dimensions. Ainsi il est possible de traiter en temps réel par cathétérisation la fibrillation cardiaque responsable d’arythmie chez 4,5 millions d’Européens qui évolueront chez 10% de ceux-ci vers un épisode cérébral aigu.
3 Les projets humanitaires Israéliens
En principe tous les habitants d’Israel sont couvert par une caisse de sécurité sociale ce qui inclut les 20% d’habitants non-Juifs. Les médecins et infirmières de toute couleur ou philosophie confondue travaillent au coude à coude pour sauver des vies humaines. Il arrive même souvent que des victimes de la terreur Palestinienne se retrouvent à côté de victimes d’opérations de l’armée de défense israélienne.
Jusqu’en 1993 les habitants des territoires disputés de Judée, Samarie et Gaza avaient la même couverture sociale que les habitants d’Israel. Pour pouvoir continuer à bénéficier des mêmes soins qu’avant l’instauration de l’Autorité Palestinienne, plusieurs projets de coopération ont vu le jour sous l’auspice de la fondation Peres pour la paix. Par exemple le projet Un cœur pour la paix qui permet aux habitants de Judée Samarie et Gaza de bénéficier des mêmes traitements que les enfants atteints de cardiopathies congénitales en Israel dans le service du prof Azaria Rein à l’hôpital universitaire Hadassah. Mais plus que d’opérer ces enfants, ce service travaille au coude à coude avec des médecins Palestiniens formés aux techniques de pointe afin que les soins ne s’arrêtent pas aux portes de l’hôpital. 55% des 365 enfants Palestiniens opérés jusqu’à présent viennent de Judée et Samarie et 45% viennent même de Gaza.
Le programme d’aide en Afrique subsaharienne sous l’égide des Nations Unies profite de l’expertise acquise par les médecins Israéliens auprès des immigrés Ethiopiens pour non seulement traiter l’épidémie de SIDA, mais aussi former les médecins Africains dans des programmes d’échanges en médecine tropicale par exemple entre l’université de Gondar et l’université de Jérusalem.
Pour terminer je citerai les programmes d’urgences aux quatre coins du monde et le remarquable exposé du colonel Dr Abargel responsable de l’hôpital de campagne installé et opérationnel endéans les 89h après le terrible tremblement de terre en Haïti et qui fut à tel point apprécié que le premier né de cet hôpital qui a soigné plus de mille patients en dix jours a été appelé « Israel ».
WL